
Voici des nouvelles de deux récents k-films produits par des étudiants aux études supérieures, un à Toronto, l’autre à Londres, les deux ayant pour thème des scènes musicales très particulières. Le premier, intitulé Not Just Boy’s Fun: The Rad Ladies Project (An interactive documentary) est une œuvre intrigante de Cynthia Shulak. Il a été créé lors sa maîtrise MFA en Documentary Media à l’université Ryerson de Toronto. Cindy décrit son film comme étant « un projet documentaire en ligne qui vise à alimenter les discussions et documenter l’expérience des femmes ayant été/étant encore impliquées dans la scène musicale hardcore/punk et les communautés y étant associées. » Vous pouvez aussi consulter le blog du projet. À mon avis, le k-film de Shulak est conçu de manière à être à la fois écouté et regardé : les entrées vidéo assemblées de manière séquentielle suggèrent une conversation en constante évolution sur cette scène musicale.
Le deuxième k-film est un essai documentaire de type ‘behind the scene’ sur le groupe ‘alternatif post grunge riff métal’ Britannique Rocket Dolls créé par Kai Clear qui se décrit comme étant « un cinéaste londonien qui est étudiant à la maîtrise en film documentaire au London College of Communication.» Il décrit son projet comme étant « un film expérimental documentant l’enregistrement du vidéo promotionnel ‘Frame’ des Rocket Dolls. Ce k-film est inspiré du style documentariste de Chris Marker, des documentaires non-linéaires Korsakow de Florian Thalhofer, et des films surréalistes de Maya Deren. » Le k-film des Rocket Dolls nous démontre habilement l’excitation passagère – et l’ennui particulier – propres aux tournages de vidéo clips. Malgré que le vidéo clip n’offre rien de nouveau esthétiquement, le fait de le fragmenter au sein d’une trame narrative non-linéaire produit de manière efficace une expérience de visionnement qui est plus contemplative que viscérale. (Une de mes légères frustrations est que le widget du media principal semble trop petit – ce qui est dommage étant donné la qualité de la cinématographie!)
Génial de voir comment les gens – surtout des étudiants en cinéma – expérimentent avec Korsakow et l’intègrent dans leurs œuvres. Bravo.




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